Colère

Colère


Ce mal insignifiant

En moi s’infiltre

Assèche ma gorge irritée

Avant de gonfler ma poitrine

Qui contient cette crue dévorante

Prête à inonder mon âme assoiffée

Par ces larmes brûlantes

Qui se terrent muettes

Dans mes entrailles

En moi s’infiltre

Ce mal insignifiant.




La Colère, qui n’en a jamais ressentie ? Pas moi, c’est sûr ! Et en plus, elle préfère se blottir tout au fond du terrier formé par qui ? Hein, on se le demande ! Ben moi pardi ! Tellement plus facile que de s’exprimer, n’est-ce pas !?


Et bien sûr, elle finit par sortir de son trou, quand un bon enfumage le lui oblige…sinon elle risquerait d’y rester et de ne plus jamais en sortir… trop mortel !


Oui, mais voilà quand Colère décide de montrer enfin le bout de son nez…c’est plutôt des dents acérées et menaçantes qu’elle nous dévoile… telle une renarde enragée prise au piège alors qu’elle se croyait bien à l’abri au creux de son jardin secret, là où elle grandissait muette et sourde au monde environnant. Là où elle prenait de plus en plus de place et provoquait, l’inconsciente, des dégâts collatéraux en créant beaucoup trop de nœuds de protection autour de son terrier.


Bref, vous l’aurez compris, la Colère n’est pas commode et j’ai bien du mal à L’APPRIVOISER,… à ne pas la laisser m’envahir que ce soit de manière explosive ou silencieuse …L’une ou l’autre créant un mal-être sournois et parfois indéfinissable. Il me faut donc apprendre à la dompter pour mieux l’exprimer au lieu de lui laisser le choix entre se terrer ou montrer les dents comme et quand elle le souhaite.



Vous voyez le petit personnage dans Vice-Versa, rouge de colère, et la petite fille qu’il habite, eh ben, c’est exactement à eux que je pense en écrivant ces lignes !




En fin de compte, explosive ou sourde, la colère est une émotion qui nous appartient et que nous ne pouvons et ne devons, sûrement pas aussi, ignorer. Apprendre à la gérer devient alors essentiel pour réussir à la dépasser, pour permettre une évolution de la situation qui a provoqué ce sentiment, pour mieux tenir compte de soi-même, de son ressenti et surtout s’autoriser à l’exprimer. Pour cela, il faut accepter de prendre le chemin d’une introspection qui ne peut qu’être propre à chacun.


Pour ma part, j’ai déjà exploré une bonne partie de mon monde intérieur en suivant ce chemin. J’y ai appris et y apprends encore à mieux comprendre l’origine de ce sentiment enfoui trop souvent et/ou depuis trop longtemps, le pourquoi du refoulement quasi-systématique de ma colère, de mes colères…, me reste encore à apprendre à l’extérioriser autrement que par des maux, mais bien avec des mots adaptés qui seront audibles et compréhensibles par chacun, qui me permettront d’avancer, de progresser… et sans doute aussi de m’accepter telle que je suis avec toutes mes émotions.



Pour en savoir plus sur la colère et tenter de l’apprivoiser, voici quelques pistes à tester :

https://www.ithaquecoaching.com/articles/emotions-comprendre-la-colere-1001.html

https://www.ecoutetoncorps.com/fr/ressources-en-ligne/chroniques-articles/comment-bien-vivre-sa-colere/


Et si vous en connaissez d'autres, n’hésitez pas à les partager !



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