Bienvenue sur Hibiscus

Voici un texte écrit à partir d'une liste de 13 mots donnés pour l'atelier d'écriture Treize à la douzaine d'Annick SB : la liste 47 (mots en gras dans le texte).


Cette nuit, j’ai pris la navette pour rejoindre ma maison secondaire sur Hibiscus, la planète fleur. Un lieu à la mode depuis sa découverte où je peux me ressourcer chaque année.

Je pourrai dormir au cœur d’un nénuphar et me gaver de mets succulents à base de capucines, de violettes ou de lavande dans quelques heures.



C’est fou comme les nouvelles technologies ont progressé ces dernières années, on peut désormais aller d’une planète à l’autre en un rien de temps !




A mon arrivée, j’ai reçu une notification qui m’informait qu’à la barre serait jugé ce jour le voleur de dominos qui sévissait depuis plusieurs années sur la planète Végas, une planète dont le nom vient de la célèbre ville Las Vegas qu’on connut mes ancêtres sur la planète Terre où ils vivaient au millénaire précédent. J’y passe parfois quelques jours pour m’amuser avec mes amies. Au moins, ce renégat ne viendra plus gâcher la fête qui règne sept jours sur sept là-bas !




Me voilà donc, installée confortablement dans ma demeure estivale tressée de bambous géants et décorée d’immenses rosiers colorés sur lesquelles habitent de petits oiseaux. Les architectes de ce monde ont uniformisé la décoration du salon et de la cuisine : c’est splendide !


Le sol est parsemé de pâquerettes, et autres petites fleurs multicolores sur lesquelles des abeilles viennent butiner sans même faire attention à moi. L’herbe tendre chatouille mes pieds nus, je suis zen.

Dans la chambre, des joncs entourent mon lit-nénuphar planté au bord d’un petit étang à l’eau transparente. Je m’étale langoureusement pour profiter du bonheur d’être ici !



Je ressens alors une irritation très désagréable sur mon bras gauche. Des chenilles poilues se promènent sur ma chemise et l’une d’elle s’est glissée sous ma manche…ça me démange furieusement. Je ne peux m’empêcher de gratter nerveusement mon bras après avoir chassé l’intruse.



Mes yeux s’ouvrent. Je suis à la laverie. Une dame me tient le bras. Je remarque des griffures sur sa main. Elle me fixe le regard plein d’ambiguïté : je ne sais s’il s’agit de colère, de stupéfaction ou de pitié… Le cycle de séchage de mon linge est terminé, elle voulait juste me réveiller pour pouvoir prendre la place. Je ne demande pas mon reste et m’esquive la tête basse…


Une fois sortie, je relève la tête et remarque, sur le mur d’en face, une maison-planète couverte de fleurs peinte par un de ces artistes de rue inconnus qui égayent les murs gris de la ville.





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Lucie